Google est-il dangereux pour nos enfants ?

Internet n’est pas seulement un espace de communication merveilleux, c’est aussi un monde dangereux dans lequel les enfants sont particulièrement vulnérables. À l’heure du tout connecté, les enfants ont facilement accès à Google et il est très difficile pour les parents de contrôler ce qu’ils en font. Sur leur tablette, depuis un smartphone ou simplement à l’aide d’un pc, un enfant peut malgré lui s’exposer à des dangers pour sa santé psychologique mais aussi dans le pire des cas pour son intégrité physique. Le cyberespace est un univers où les pirates et les personnes malintentionnées regorgent d’astuces pour hameçonner l’enfant dans leur piège.

Quels sont les dangers de Google et d’internet pour un enfant ?

Les dangers sont nombreux et la meilleure prévention est de pouvoir les identifier afin d’en discuter calmement avec vos enfants. L’utilisation d’un logiciel contrôle parental est aussi un outil qui protège efficacement mais qui malheureusement restent trop souvent négligé.

Facebook reste le réseau social privilégié chez les jeunes gens et de nombreuses menaces transitent sur la plateforme. En tête de liste parmi les dangers se trouvent le harcèlement sexuel, les humiliations et insultes.

Légalement, Facebook autorise une inscription à partir de l’âge de 13 ans. Mais dans la réalité créer un compte même pour un enfant de 10ans et moins est d’une facilité déconcertante. Si vous remarquez que votre enfant utilise Facebook sans votre consentement, soyez ferme et demandez à Facebook de supprimer son compte et ses pages.

Les menaces sur ce réseau social existent. Le nombre de harcèlement sexuel se compte par milliers chaque année. La responsabilité des parents est engagée et il est important de vérifier comment votre enfant utilise Facebook afin de connaitre les personnes avec lesquelles il discute.

Les enfants se confient difficilement à leurs parents qui sont souvent les derniers informés en cas de problèmes sur internet. Il est fréquent que des insultes ou des menaces soient véhiculées sur Facebook. Cela peut aller du simple chamaillement au calvaire psychologique. Certains adolescents ont subi un enfer de la part de personnes depuis Facebook. Dans le pire des scénarios l’enfant se renferme, encaisse les humiliations, déprime et peut ressentir des idées suicidaires. Pour donner un exemple concret, 18 % des 10-18 ans ont déjà utilisé Facebook pour assouvir leur méchanceté et insulter une personne. Face à cette nouvelle délinquance numérique, les parents doivent garder un œil sur les activités internet de leur enfant. Encore une fois la première chose à faire est d’installer un programme de contrôle parental.

Surtout il ne faut jamais hésiter à engager ce sujet de discussion avec un enfant.

  • Arnaques et vol d’argent

Depuis une tablette, l’enfant est encore plus isolé sur Google et le cyberespace en général. L’écran est petit et il est facile pour l’enfant de dissimuler ce qu’il fait. Les dangers potentiels ne doivent pas non plus vous interdire d’acheter une tablette ou un smartphone à votre enfant. Surtout que les points de communication web sont partout et notamment à l’école !

Les pirates internet exploitent la naïveté des plus jeunes. Ils affichent du contenu attrayant et invitent l’enfant à liker ou à cliquer sur un lien corrompu. Ce type de pratique permet de voler les identifiants de connexion et les codes des moyens de paiement par exemple.

Le contrôle parental sur une tablette Samsung ou Apple qui sont les modèles préférés des enfants propose aujourd’hui des protections en temps réel pour filtrer les virus et adresses douteuses. Ce type de logiciel est très important pour garantir une navigation sur Google saine sur les appareils connectés des enfants. Pourtant une grande majorité de tablettes n’en sont pas encore équipés.

  • Exposition à la pornographie

Google laisse en libre accès des millions de vidéos pornographiques. Chez un enfant pas sensibilisé aux questions de la sexualité, le choc des images est violent et fausse son éducation sentimentale. Ces images peuvent aussi se retrouver sur la tablette d’un enfant à son insu par le biais de publicité ou de liens Facebook par exemple.

  • Du contenu violent à profusion

La violence physique est un sujet qui malheureusement fait le buzz sur internet. On y trouve les pires atrocités, de la bagarre de rue, des scènes de guerre ou encore des images de torture. Un enfant soumis à répétition a ce type d’image finit par banaliser la violence et prendre du plaisir à consulter ce type de contenu.

Gardez bien à l’esprit que c’est la vigilance des parents qui doit guider l’enfant dans le choix des images.

Comment protéger un enfant d’internet ?

Selon une enquête Ipsos, 70 % des parents avouent ne pas surveiller les activités de leur enfant sur internet alors que 75 % des enfants entre 12 et 15 ans passent au minimum 3 heures par jour à surfer sur Google et sur le web. Il existe des règles simples pour limiter les dangers.

  • Fixez un temps limite de navigation et encouragez votre enfant pour ces activités extérieures
  • Une navigation laisse des traces. Depuis l’historique de navigation, vous pouvez par exemple connaitre les sites que votre enfant aime visiter. Vous pouvez aussi consulter les documents en téléchargement.
  • Une navigation web surtout chez les enfants laisse souvent des cookies qui servent à pister les activités. Nous conseillons au moins une fois par semaine de purger le cache des cookies.
  • Prenez le temps de naviguer sur le web avec votre enfant car c’est le meilleur moyen de le sensibiliser aux bonnes pratiques.

Le contrôle parental est trop souvent négligé

Un logiciel peut facilement aider à protéger un enfant des menaces du web. Ces instruments sont programmés pour filtrer les contenus non appropriés aux plus jeunes. Ils bloquent les urls dangereuses et interdissent certains mots clef sur Google. Les sites de discussion instantanée, les forums et même les sites e-commerce peuvent être filtrés par un logiciel de contrôle parental.

Enfin, si vous remarquez un site avec des techniques résolument faites pour jouer avec la crédulité d’un enfant, vous pouvez simplement en avertir la CNIL.

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